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L’Intelligence Artificielle ; une menace pour les emplois ?

D’après l’étude menée par l’Institut Sapiens, certains secteurs se dessineraient, là où le développement de logiciels intelligents devrait remplacer l’activité humaine.

D’après l’étude « impact de la révolution digitale sur l’emploi » réalisée en août 2018 dirigée par Erwann Tison, macro-économiste diplômé de la faculté des sciences économiques et de gestion de Strasbourg, certains métiers sortent du lot. Cependant si ces derniers étaient amenés à disparaitre dans le futur, d’autres seraient créés.

Les employés de banque et assurance sont les plus touchés actuellement. En 2016, ils représentaient 356 000 personnes contre 221 000 en 2016, soit -39 % de décote. Cette chute serait dû à l’émergence des technologies financières mais également à la digitalisation des services bancaires, et bornes interactives (ex au supermarché).

Les employés de comptabilité ont pour leur part perdus 10% de leurs effectifs depuis 1986. Cet état de fait serait la conséquence du développement de logiciels comptables, qui seront suivis par les logiciels intelligents.

Les emplois du secrétariat comptaient 765 000 personnes en 1986 contre 560 000 en 2016 ; les assistants numériques permettent maintenant aux dirigeants de réaliser eux-mêmes les tâches administratives.

Enfin, l’agriculture est de loin le secteur le plus touché ; il a perdu 61 % de ses forces vives (1 400 000 emplois en 1986 contre 528 000 en 2016) ! Outre la crise laitière, la mécanisation, les drones et les applications agricoles sont à l’origine de cette désertification, sans compter sur la pénibilité des métiers du secteur.

On peut expliquer le désintérêt des métiers cités, par la vague digitale qui s’est emparée de l’hexagone, bouleversant la société et ce, sans que les actifs ne puissent anticiper ses conséquences, car partant du principe que s’il existe une alternative technologique, l’emploi humain n’aurait que peu de poids, face au gain de productivité engendrée.

Pour finir sur une touche optimiste, de nouveaux métiers émergents arrivent comme ingénieur Cloud, ingénieur virtualisation, analyste KYC (Know Your Customer).

D’autres se développent comme par exemple les aides-soignants(es) (+ 134 % depuis 1986), les professionnels de l’action sociale (+ 210 %) et les cadres dans les secteurs des bâtiments publics (+ 119 %) et l’industrie (+ 166 %).

En conclusion, l’essor de formations courtes et qualifiantes permettront aux actifs de devenir « employables » en étant complémentaire, là où l’IA et la machine ne seront pas présents.

By |2018-12-04T12:53:17+00:00mardi 4 décembre 2018|Entreprise, Reportages|

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