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La CMA, une structure qui bouge

UNE AVANCÉE NUMÉRIQUE CONSÉQUENTE

Interview d’Henri Brin, président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Quelle synthèse observez-vous sur les conséquences COVID ?

Dans l’artisanat, on ne peut parler de l’artisanat unitaire, les problématiques sont multiples. Nous avons les restaurateurs, arrêtés depuis des mois, qui sont inquiets et à coté  de ça, leurs collègues bouchers, pâtissiers, boulangers, ou autres ont pu s’adapter en évoluant. Lors du premier confinement, les  consommateurs se sont retournés vers des  produits locaux, raisonnés. Le travail que  nous effectuons avec le Made in Gard a été  valorisé, car des partenariats se sont créés  entre producteurs et artisans, en travaillant sur les filières circuits courts. On le retrouve   sur les Halles de Nîmes ou d’Alès, où les artisans se sont regroupés pour faire du Clic & Collect, qui a bien fonctionné.

( Il y a eu une prise de conscience du numérique ?

On a eu à la CMA, une commande de Bercy, pour pouvoir accompagner nos artisans et on les a formés sur la création de sites et du Clic & Collect. On a beaucoup  travaillé avec les EPCI, dans les CCI et les  agglos en proposant à nos adhérents de les accompagner sur ce qu’ils avaient envie de  faire. Grâce au travail commun avec les EPCI et le agglos, nous avons pu appeler les   artisans, les écouter, comprendre ou ils voulaient aller, car après les Gilets Jaunes, la grogne sur les retraites puis la Covid, bon nombre ne veulent plus reprendre. Le  but dans ce cas est plutôt de les accompagner dans une transmission ou évoluer vers d’autres métiers. Cette crise aura  montré qu’il y a une véritable solidarité sur  le territoire gardois pour aider nos entreprises.

( Combien souhaitent changer de métier ? 

On ne peut pas  le  dire  dans  l’immédiat, car nous sommes dans la prospective. Si les aides financières de l’État  ont joué  leurs  rôles  à l’instant T, la réalité des faits, notamment sur le remboursements de ces dernières, est  toute autre. Comment  seront les lendemains ? C’est la question qui préoccupent nos adhérents aujourd’hui.

Comment leur remonter le moral, par    quelles actions ?

On réalise des Webinars, en s’adressant à l’ensemble des artisans avec Olivier Taines d’Amarok pour obtenir plus de confiance et répondre aux nombreuses questions, des artisans, afin  d’appréhender de manière positive la reprise que nous attendons tous.

 

Quelle synthèse faites-vous de la saison estivale ?

L’arrière pays a bien travaillé malgré l’absence de la clientèle haut de gamme  qui ne s’est pas déplacée. En revanche, l’économie portuaire et le littoral ont souffert.

 

Le salon Made in Gard est-il annulé ?

Depuis deux ans nous travaillons sur le salon Made in Gard qui aura lieu en novembre avec l’aide de la Région, sur un stand Made in Occitanie que l’on va décliner avec l’ensemble des départements. On s’y prépare, il faut des projets, il y aura un après crise et le plus tôt sera le mieux )

Propos recueillis par Nancy Wanot

Par |2021-04-01T08:42:25+01:00mardi 9 mars 2021|Actualités, Entreprise|

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