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Franck Proust : après l’Europe, retour aux sources

Franck Proust, député européen de 2014 à 2019, n’a pas été réélu en mai dernier sur la liste de F. -X. Bellamy (LR). Il a retrouvé son poste de premier adjoint de la Ville de Nîmes à plein temps, à l’avant-veille des municipales de mars 2020. L’expérience européenne a élargi son horizon.

 

Que retenez vous de votre expérience européenne ?

J’ai fait un mandat et demi comme puisque j’avais remplacé Dominique Baudis de juin 2011 à 2014 lorsqu’il a été nommé Défenseur des droits. C’est d’abord les rencontres avec des élus de 26 nationalités différentes. Un croisement d’expériences rare. J’étais membre des commissions transports et commerce international.  J’ai pu obtenir des soutiens pour les aéroports régionaux (Nîmes, Béziers, Carcassonne, Perpignan ou Pau -Tarbes), concernant les recettes indirectes et une péréquation liée aux passagers en escale par exemple. On a mis un filtrage des investissements étrangers dans ces infrastructures, ce qui représente deux ans de travail. J’ai aussi milité pour l’IGP du miel des Cévennes, la riziculture de Camargue, gardé un œil sur la vitesse des bateaux ou les grosseurs de mailles de filet ! Je suis allé à Kourou assister à la mise en orbite d’un satellite, visité Guantanamo… Un mandat européen permet de prendre de la hauteur.

 

Votre retour aux affaires purement municipales après cette sévère défaite vous donne-t-il de l’amertume ?

Non, aucune. J’ai été élu meilleur député européen en 2015, puis président de la délégation française… Il reste quelques mois jusqu’aux municipales et j’estime que notre équipe nîmoise a tenu ses engagements. J’ai commencé voilà 30 ans la politique avec Jean Bousquet, en 1987, j’avais moins de 25 ans. Une opportunité que j’ai saisie parmi une multitude que peut offrir la vie.

 

Pensez-vous que les entrepreneurs devraient davantage s’engager en politique ou via des réseaux professionnels ?

Les hommes politiques appréhendent parfois mal le monde économique. Être entrepreneur consiste, comme pour l’action politique, à s’occuper fondamentalement des gens et de leurs problèmes. On a besoin de chefs d’entreprises en politique.

 

Propos recueillis par Florence Genestier.

By |2019-10-09T08:50:30+01:00mercredi 9 octobre 2019|Actualités, Reportages|

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