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Brexit : Les 27 approuve le projet conclu entre Bruxelles et Londres

Les ministres des affaires européennes de l’Union européenne, représentant les 27 pays membres, ont donné leur accord lundi, sur le projet conclu entre Bruxelles et Londres, validé mercredi 14 novembre. Au final, que contient l’accord et quelles sont ses chances d’aboutir sur du long terme ?

L’accord conclu entre Londres et Bruxelles a finalement été validé mercredi dernier, après des mois de tergiversations, par les principaux ministres de Thérésa May, mais à quel prix ? Une fragilisation de son gouvernement et une fragmentation au sein du parti conservateur.

En effet, dès le lendemain pas moins de deux ministres et trois secrétaires d’état ont claqué la porte, dont le poids lourd, Dominic Raab, ministre en charge du Brexit. Ce dernier ayant annoncé qu’il « ne pouvait pas soutenir en conscience les termes proposés pour la sortie de l’UE », aussitôt suivi d’Esther Mc Vey, ministre du travail et des retraites.

Au cœur du sujet, un accord proposant une période de transition, jusqu’au 1er juillet 2020, entre l’UE et Bruxelles qui remplacerait le backstop, présent dans le protocole lié à l’Irlande.

Avec la sortie du Royaume-Uni de l’UE, les 500 kilomètres qui séparent la province britannique d’Irlande du Nord redeviendraient une frontière physique. Le backstop, proposé par Michel Barnier consisterait, à créer un territoire douanier unique permettant de protéger le marché intérieur britannique et d’assurer l’accès des marchandises d’Irlande du Nord vers le marché britannique.

Il ne faut pas oublier que dans l’accord conclu en décembre dernier, le Royaume-Uni et l’UE se sont engagés pour tout faire afin d’éviter le rétablissement de contrôles le long de la frontière entre l’Irlande du Nord et le territoire britannique.  Un retour à une frontière entre ces deux pays fragiliserait non seulement les accords de paix du Vendredi saint, qui ont mis fin à trente ans de conflit armé, mais aussi mettrait plus de 30 000 personnes dans une situation ubuesque, ces dernières transitant chaque jour, d’un côté ou de l’autre.

Que contient l’accord

Le Royaume-Uni ne siègerait plus ni dans les institutions et agences de l’UE, mais sa condition sur le marché unique resterait inchangée, durant une période d’adaptation pour tous les citoyens, administrations et entreprises.

D’autre part, le Royaume-Uni ne pourrait plus signer d’accord de libre-échange en son nom, ni prendre part aux décisions de l’UE. D’après Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE, durant la période du Brexit, soit du 29 mars 2019 au 31 décembre 2020, « les citoyens européens établis au Royaume-Uni et les britanniques installés dans un état membre de l’Union pourront continuer à vivre comme avant » ; plus de 3 millions d’européens pour 1,2 millions de britanniques seraient ainsi concernés.

 

 

Une gageure pour Tony Blair

Dans une Tribune adressée au journal « Le Monde » du 19 novembre dernier, l’accord sur le Brexit ne tiendrait pas pour l’ancien premier ministre britannique, le considérant comme nocif et informant, dans cette dernière, la possibilité de referendum toujours valide.

D’après lui, une faille importante présente dans l’accord est un non-sens, à savoir la possibilité pour le Royaume-Uni de se tenir en dehors du marché unique et de l’Union douanière, tout en ayant accès aux marchés européens, le tout sans friction.

Les discussions n’étant pas closes, on peut s’attendre à d’autres surprises ; qu’elles soient bonnes …ou pas.

By |2018-11-22T11:39:48+01:00jeudi 22 novembre 2018|Actualités, Reportages|

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